Sorcellerie ou sexualité ? Quand l’homosexualité lesbienne est accusée d’occultisme en RDCongo

En République Démocratique du Congo, comme dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, l’homosexualité féminine reste enveloppée d’un lourd silence, d’idées fausses et de fantasmes inquiétants. Lorsqu’une femme ose aimer une autre femme, on ne parle pas simplement de « déviance » ou de « péché » on évoque des forces obscures, des pactes occultes, des initiations secrètes. Trop souvent, les lesbiennes sont traitées comme des sorcières, comme si leur orientation sexuelle ne pouvait être qu’une manifestation surnaturelle, voire démoniaque.
Cette assimilation entre homosexualité et occultisme ne sort pas de nulle part. Elle est le fruit de plusieurs couches de malentendus : la méconnaissance de la sexualité féminine, la peur du corps des femmes, l’influence de certains discours religieux extrémistes, et le refus profond d’accepter des identités en dehors du cadre hétéro-patriarcal. Dans l’imaginaire collectif, la lesbienne devient une figure inquiétante : une femme « possédée », « mystique », « dangereuse » parce qu’elle échappe aux normes imposées.
Mais que révèle vraiment cette confusion entre amour et magie noire ? Pourquoi tant de Congolais·es ont-ils encore du mal à concevoir que deux femmes puissent s’aimer sans qu’il y ait derrière cela un pouvoir maléfique ou une manipulation ? Et surtout, quelles sont les conséquences de cette croyance sur la vie des lesbiennes congolaises sur leurs corps, leurs esprits, leur sécurité, leur avenir ?
À travers cet article, Voix Lesbiennes RDC veut déconstruire ce lien dangereux et absurde entre homosexualité et sorcellerie. Non, aimer une femme n’est pas un envoûtement. Ce n’est pas un pacte ni un rituel. C’est un choix libre, une émotion vraie, une réalité humaine.
I. Une confusion née du silence et de l’ignorance
Dans de nombreuses familles congolaises, la sexualité féminine est un sujet interdit, un territoire enveloppé de honte, de mystère ou de silence. On apprend aux jeunes filles à se taire, à se couvrir, à se méfier de leur propre corps. L’idée même qu’elles puissent ressentir du désir et encore plus qu’elles puissent aimer d’autres femmes est souvent perçue comme impensable. Ce tabou structure un vide, un espace dangereux où l’ignorance et les croyances prennent toute la place.
Dans ce contexte, l’éducation sexuelle est pratiquement inexistante ou limitée à des avertissements moralisateurs : « Ne tombe pas enceinte », « Reste vierge jusqu’au mariage », « Le sexe, c’est interdit hors du foyer ». On ne parle pas du consentement, du plaisir, ni encore moins des orientations sexuelles possibles. La majorité des jeunes ne savent même pas qu’il est possible d’être lesbienne, et celles qui se découvrent attirées par d’autres femmes se voient dire d’abord qu’elles sont folles, maudites ou possédées si elles essaient d’ en parler .
C’est dans ce vide éducatif que s’installent les croyances les plus nocives. Des discours religieux extrêmes y joue un rôle central. Depuis les années 1980, des églises de réveil, influencées par des lectures fondamentalistes de la Bible et soutenues parfois par des intérêts politiques, ont désigné l’homosexualité comme une œuvre du diable. Dans leurs sermons, les pasteurs dénoncent « l’esprit lesbien », parlent de délivrance spirituelle, d’exorcisme, de « guérison divine ». Pour beaucoup, une femme qui aime une autre femme est donc automatiquement associée à une force démoniaque ou à la sorcellerie.
Cette diabolisation repose aussi sur une peur ancienne et tenace : la peur de ce qui échappe au pouvoir des hommes. Une femme lesbienne est perçue comme « dangereuse » parce qu’elle ne dépend ni sexuellement ni affectivement d’un homme. Elle remet en cause l’ordre patriarcal. Elle incarne une liberté qui dérange. Et dans une société où la soumission féminine est souvent perçue comme une vertu, toute forme d’autonomie féminine est vite qualifiée de « surnaturelle », donc suspecte.
Ainsi, la confusion entre homosexualité féminine et sorcellerie n’est pas seulement absurde : elle est révélatrice d’un système plus vaste, dans lequel le silence, l’ignorance, la religion extrémiste et le patriarcat s’allient pour opprimer les femmes et contrôler leur sexualité.
II. Dans la culture populaire : lesbienne = initiée ou sorcière
Dans l’imaginaire populaire congolais, une femme qui aime une autre femme ne peut pas être « normale ». Trop souvent, elle est perçue comme initiée à une secte, possédée par un esprit, ou envoûtée par des forces mystiques. Ces croyances, profondément ancrées dans les récits collectifs, réduisent l’amour lesbien à un phénomène surnaturel, voire maléfique.
Il n’est pas rare d’entendre que « les lesbiennes recrutent les autres femmes », qu’elles « transmettent leur orientation sexuelle par le regard, par le toucher, ou même en dormant dans le même lit ». Ces récits donnent l’impression que l’homosexualité serait un virus, une malédiction contagieuse qu’on propage comme une initiation secrète. Certaines familles, lorsqu’elles découvrent que leur fille aime une femme, affirment qu’elle a été « influencée », « manipulée » ou « ensorcelée », jamais qu’elle a simplement aimé.
Dans certains milieux urbains, surtout dans les quartiers populaires, la lesbienne est associée à une figure trouble et inquiétante : elle est forte, elle ne cherche pas d’homme, elle vit en dehors des codes religieux, parfois elle fume ou s’habille de façon masculine. Cela suffit pour qu’on la soupçonne de pratiquer la sorcellerie, d’utiliser des potions, ou de participer à des rituels nocturnes. La rumeur enfle vite : « Elle a sacrifié sa féminité », « Elle fait partie d’un réseau mystique », « Elle gagne de l’argent grâce à un esprit ».
Ces rumeurs, véhiculées par des chaînes YouTube, des pasteurs autoproclamés, des émissions sensationnalistes ou des blogs malveillants, se diffusent sans contradiction. Dans un pays où les fake news religieuses circulent plus vite que les informations médicales ou scientifiques, la lesbienne devient un monstre de fiction, une figure du chaos.
Certains prêches sont filmés et partagés massivement, avec des titres comme « Témoignage d’une ancienne lesbienne délivrée de la sorcellerie » ou « Comment les lesbiennes envoûtent les filles dans les écoles ». Ces vidéos accumulent des milliers de vues, renforçant l’idée que l’homosexualité serait le fruit d’un pacte maléfique, et non d’un ressenti intime. Les jeunes filles qui se posent des questions sur leur orientation grandissent alors dans la peur, la honte et la solitude.
Dans cette culture saturée de peurs irrationnelles et de discours mensongers, être lesbienne en RDC ne signifie pas seulement aimer une femme. Cela signifie aussi affronter un imaginaire social qui vous classe comme sorcière, initiée ou corruptrice, avant même qu’on vous ait écoutée.
III. Ce que disent les sciences et l’histoire
Face aux croyances mystiques et aux peurs culturelles, les faits scientifiques et historiques offrent une vérité simple et puissante : l’homosexualité n’est ni une maladie, ni une possession, ni une initiation. Elle est une expression naturelle de la diversité humaine, présente dans toutes les sociétés, à toutes les époques, et dans toutes les couches de la population.
Depuis plus de cinquante ans, la communauté scientifique internationale psychiatres, sexologues, biologistes s’accorde pour affirmer que l’homosexualité n’est ni un trouble mental, ni une anomalie, encore moins une influence extérieure. En 1973, l’Association Américaine de Psychiatrie l’a retirée de la liste des maladies mentales, suivie en 1992 par l’OMS. Aucune étude sérieuse ne démontre un lien entre homosexualité et occultisme. Au contraire, l’orientation sexuelle est reconnue comme un phénomène naturel, influencé par une combinaison complexe de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
Contrairement à ce que répètent certains politiciens ou prédicateurs, l’homosexualité n’a pas été « importée par les Blancs ». Elle existait bien avant la colonisation. En Afrique centrale, occidentale et orientale, des recherches en anthropologie et en histoire ont documenté des pratiques homoaffectives ou homosexuelles dans plusieurs sociétés traditionnelles.
Par exemple, chez certains peuples bantous, des rites d’initiation entre jeunes filles incluaient des gestes érotiques, perçus comme des étapes vers la maturité sexuelle. Chez les Fang (au Cameroun et en Guinée équatoriale), des unions rituelles entre femmes ont été observées, notamment pour des raisons spirituelles ou sociales. Ces pratiques n’étaient pas diabolisées, car elles s’inscrivaient dans une logique communautaire, sans que la notion de « péché sexuel » ne les contamine.
C’est avec l’arrivée des missionnaires chrétiens et des administrateurs coloniaux que l’homosexualité a été criminalisée, diabolisée, et associée au péché. Le Code pénal belge, imposé durant la colonisation au Congo, réprimait toute « atteinte aux bonnes mœurs ». Les églises missionnaires ont imposé une lecture européenne de la Bible, dans laquelle le corps et le plaisir étaient perçus comme suspects, et où l’homosexualité devenait une abomination. Ainsi, ce n’est pas l’amour entre femmes qui est une invention occidentale : c’est la haine de cet amour qui a été importée.
L’histoire et la science nous rappellent une vérité essentielle :
les lesbiennes congolaises ne sont pas des déviantes, ni des possédées, ni des importations étrangères.
Elles sont simplement des femmes vivant une réalité aussi légitime que n’importe quelle autre.
IV. Pourquoi cette confusion est dangereuse
Réduire l’homosexualité féminine à une manifestation de sorcellerie ou à une « possession » n’est pas une simple erreur culturelle : c’est une violence symbolique et sociale qui met des vies en danger. Cette confusion, souvent véhiculée par les croyances religieuses extrémistes, les discours politiques populistes ou l’ignorance populaire, fabrique une lesbienne perçue non seulement comme « contre-nature », mais aussi comme « dangereuse ».
Dans l’imaginaire collectif, la lesbienne n’est pas seulement celle qui « rejette les hommes » : elle est aussi celle qui « corrompt les autres femmes », « attire les esprits » ou « pratique des rituels impurs ». Elle est donc doublement stigmatisée : d’un côté comme femme qui déroge aux normes patriarcales, et de l’autre comme être surnaturellement suspect.
Ce cocktail de sexisme et de peur religieuse la place dans une catégorie à part : ni femme « normale », ni humaine « sûre ».
Cette perception alimente un terrain fertile à la violence sous toutes ses formes :
- Violences physiques (bastonnades, viols « correctifs », agressions de rue)
- Violences verbales (insultes, moqueries, prêches humiliants)
- Violences symboliques (invisibilisation, infantilisation, déshumanisation)
Dans certains quartiers ou rues, la simple rumeur d’homosexualité peut suffire à déclencher un lynchage, un exorcisme forcé ou une expulsion familiale.
Convaincues que leur fille est « habitée par un esprit », des familles convaincues de bien agir parce que mal informées, imposent des rituels de « délivrance » dans des églises de réveil.
Cela peut prendre la forme de :
- Jeûnes forcés prolongés, parfois dangereux pour la santé
- Impositions des mains, cris, humiliations publiques
- Confinements spirituels, isolement, interdiction de sortir
Ces pratiques, souvent non encadrées, ne guérissent rien. Elles détruisent l’estime de soi, nourrissent la honte et aggravent les troubles psychiques. Certaines jeunes femmes en ressortent traumatisées à vie.
Cette confusion rend tout discours sur l’homosexualité impossible :
- Les lesbiennes n’osent pas parler, de peur d’être « exorcisées », humiliées ou dénoncées.
- Les jeunes filles ne peuvent poser de questions, de peur d’être soupçonnées.
- Les mères, les sœurs, les éducatrices ne savent pas comment aborder le sujet sans craindre d’être elles-mêmes jugées.
Résultat : le silence se prolonge, l’ignorance se transmet, la haine se renforce.
Et pendant ce temps, des femmes vivent en secret, dans la peur, sans repères, sans mots, sans refuge.
Confondre homosexualité et sorcellerie, c’est non seulement nier la réalité des lesbiennes congolaises, mais c’est aussi nourrir un climat de peur, de haine et d’exclusion.
Il est temps de briser ce cercle de confusion et de douleur, pour ouvrir un espace de vérité, de reconnaissance et de sécurité.
V. Reconnaître, visibiliser, déconstruire : vers une société plus juste
Pour briser le cycle de peur, de stigmatisation et de violence, il ne suffit pas de dénoncer. Il faut aussi reconnaître l’existence des lesbiennes congolaises, visibiliser leurs réalités et déconstruire les mythes qui les entourent. Tant que l’on laissera le silence et la peur dicter les imaginaires, les préjugés auront le dernier mot. Il est temps de reprendre la parole, de réhabiliter la vérité, et d’ouvrir des espaces où la diversité est une richesse, pas une menace.
Visibiliser, c’est exister.
C’est permettre à une adolescente qui se découvre différente de savoir qu’elle n’est pas seule. C’est casser les images fausses de la « sorcière lesbienne ». C’est donner un visage, une voix, une dignité à celles qu’on ne veut pas voir. Les artistes, les cinéastes, les écrivain·es, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer dans cette bataille pour la représentation.
Il est temps de parler de sexualité, d’orientation, de respect du corps et de l’autre, y compris dans les écoles, les églises, les familles. L’absence d’éducation sexuelle crée un vide que la peur et les discours religieux extrêmes remplissent. Il faut former, expliquer, démystifier :
- Non, l’homosexualité n’est pas une maladie.
- Non, elle n’est pas causée par un viol ou une blessure.
- Non, elle ne vient pas d’un pacte occulte ou d’un démon.
- Oui, elle existe en Afrique depuis toujours.
- Oui, elle est naturelle, légitime, humaine.
Témoigner, c’est aussi un acte de résistance. C’est dire : « je suis là, je vis, j’aime, et je ne suis pas un danger ». Chaque voix compte pour faire tomber les murs de l’ignorance.
Il est crucial d’interpeller les pasteurs, les chefs coutumiers, les prédicateurs et les gardiens de la parole sociale. Ce sont eux qui influencent les mentalités, les familles, les foules. Leur responsabilité est immense.
Nous leur demandons :
- De ne plus propager des discours de haine ou de peur, souvent basés sur des interprétations biaisées.
- De reconnaître l’humanité des lesbiennes comme filles, sœurs, voisines, citoyennes.
- De se former, s’informer, dialoguer, au lieu de diaboliser.
Reconnaître, visibiliser, déconstruire : c’est là le chemin vers une société plus humaine.
Car la peur naît de ce que l’on refuse de comprendre, et la haine prospère là où le silence est roi.
Faire place à la vérité, c’est déjà sauver des vies.
Conclusion
Sorcellerie ou sexualité ? La question ne devrait même pas se poser. Pourtant, en République Démocratique du Congo, des milliers de femmes continuent de vivre leur orientation amoureuse sous la menace du soupçon, du rejet, et parfois de la persécution. Non pas parce qu’elles font du mal, mais parce qu’elles aiment différemment.
Confondre homosexualité et occultisme, c’est nier l’existence d’une partie de notre humanité commune, c’est refuser d’écouter, d’apprendre, de grandir. C’est entretenir l’ignorance au détriment de la vérité, et la violence au détriment de la paix.
Les lesbiennes congolaises ne sont ni possédées, ni « initiées », ni sorcières. Elles sont vos sœurs, vos filles, vos amies, vos citoyennes. Elles méritent la dignité, le respect, la sécurité.
Briser cette confusion dangereuse, c’est un devoir moral, éducatif, et collectif. Cela commence par l’écoute, se poursuit par la parole, et s’ancre dans la reconnaissance. Il est temps de construire une société où aucune femme n’aura plus jamais peur d’aimer, ni honte d’exister.
Il y a zéro respect pour une lesbienne!! Tu ne pas que sorcier tu est une personne qui mérite bien d’être lapidé
Reviens à christ sœur!!
En lisant vos publications faisant l’apologie de l’homosexualité, je peine à croire qu’une congolaise comme vous, vous êtes capable de solliciter des autorités congolaises la protection de votre communauté des lesbiennes.
Vraiment, j’ai même de la nausée.
Sachez que même le Ministre de la Justice Constant Mutamba avait déjà donné la position du gouvernement.
Notre pays ne protège pas l’homosexualité. C’est un acte contre nature, contraire aux bonnes moeurs.
Si vous voulez vivre tranquillement votre homosexualité, vous n’avez qu’à allez vivre en Europe, en Amérique ou dans un pays où vos pratiques sont protégées.
Ici chez nous en R.D.C , vous ne serez même pas épanouie car vous allez vivre cachée. Dès qu’on découvre que vous êtes lesbiennes, même dans votre propre famille, vous êtes une personne non grata.
Même vos propres parents vont vous rejeter, car vous êtes une grande honte pour eux.
C’est dommage que vous n’ayez probablement jamais senti un homme vous faire gémir magnifiquement… si vous l’aviez fait, vous ne défendriez pas de telles absurdités
Madame Aimée KYEMBE, je suis bouleversé par votre publication sur la propagande de la communauté LGBT
Sachez que vous venez de franchir la ligne rouge.
Ici chez nous en R.D.C , vous serez non seulement indexée, empêchée de vous épanouir mais aussi les autorités congolaises, à tous les niveaux vous arrêteront et vous feront condamner conformément à nos lois. En faisant l’apologie des lesbiennes, vous êtes entrain de semer un mauvais virus dans les esprits des congolais. Vous êtes un danger public et vous méritez la prison.
Nos valeurs culturelles, nos bonnes moeurs n’admettent pas l’homosexualité.
C’est un acte contre nature. Dieu a créé l’homme et la femme pour former un couple . Pas des couples de papa-papa ou de maman – maman. Ça n’existe pas ici en RDC.
Je demande aux autorités congolaises de vous rechercher partout où vous vivez, quelle que soit la Province ou vous êtes afin de vous infliger une sanction exemplaire en vue de préserver notre société congolaise de cette dérive culturelle et morale.
Alors, ce dont Maman Kabibi parlait en direct est vraiment vrai ?… Je dois dire que vous avez du cran de parler publiquement et d’essayer d’encourager d’autres personnes qui sont malades mentalement comme vous. Vous serez blessée, madame, ne jouez pas avec le feu, restez cachée ou quoi que ce soit, mais ce n’est pas ce qui se passe. Bukalamushi Bu takwicha wafwako
Sorcellerie dada !!!!ehh tu penses qu’écrire en longs paragraphes te sauvera ??? L’enfer est ce qui t’attend….et à l’avenir pour ton propre bien assure-toi de ne pas te retrouver en RDC Hein…
Commence à préparer tes funérailles. Tu vas payer le lourd tribut.
Nous allons te décapiter, brûler les petits morceaux de ton corps pour que tes idées perserves ne puissent habiter les esprits des congolais. Pas de place aux homosexuels ici en RDC. Tu as compris Aimée KYEMBE ??
Vous les lesbiennes, vous n’avez pas de place ici en RDC. Surtout toi Aimée qui fait la propagande des homosexuels, ton sort est scellé : la mort.
Faire l’apologie de l’homosexualité ici en RDC, tu es ensorcelée ou envutée ? Il faut détruire ce virus en éliminant physiquement aimée kyembe.