Sodome et Gomorrhe : une histoire de violence, pas d’homosexualité

Depuis des siècles, le récit biblique de Sodome et Gomorrhe a été instrumentalisé pour justifier la haine envers les personnes homosexuelles, en particulier les hommes gays. En République démocratique du Congo comme ailleurs, ce passage est souvent cité dans les prêches ou les débats pour condamner les personnes LGBTQIA+, avec cette affirmation : « Dieu a brûlé Sodome à cause de l’homosexualité. »
Mais cette interprétation ne repose sur aucun fondement biblique sérieux.
Que dit réellement la Bible ? (Genèse 19 expliqué)
Le passage biblique souvent cité pour condamner l’homosexualité se trouve dans Genèse chapitre 19. .
Genèse 19:1-11
1.Les deux anges arrivèrent à Sodome sur le soir; et Lot était assis à la porte de Sodome. Quand Lot les vit, il se leva pour aller au-devant d’eux, et se prosterna la face contre terre.
2 Puis il dit: Voici, mes seigneurs, entrez, je vous prie, dans la maison de votre serviteur, et passez-y la nuit; lavez-vous les pieds; vous vous lèverez de bon matin, et vous poursuivrez votre route. Non, répondirent-ils, nous passerons la nuit dans la rue.
3 Mais Lot les pressa tellement qu’ils vinrent chez lui et entrèrent dans sa maison. Il leur donna un festin, et fit cuire des pains sans levain. Et ils mangèrent.
4 Ils n’étaient pas encore couchés que les gens de la ville, les gens de Sodome, entourèrent la maison, depuis les enfants jusqu’aux vieillards; toute la population était accourue.
5 Ils appelèrent Lot, et lui dirent: Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions.
6 Lot sortit vers eux à l’entrée de la maison, et ferma la porte derrière lui.
7 Et il dit: Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal!
8 Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu’il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes puisqu’ils sont venus à l’ombre de mon toit.
9 Ils dirent: Retire-toi! Ils dirent encore: Celui-ci est venu comme étranger, et il veut faire le juge! Eh bien, nous te ferons pis qu’à eux. Et, pressant Lot avec violence, ils s’avancèrent pour briser la porte.
10 Les hommes étendirent la main, firent rentrer Lot vers eux dans la maison, et fermèrent la porte.
11 Et ils frappèrent d’aveuglement les gens qui étaient à l’entrée de la maison, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, de sorte qu’ils se donnèrent une peine inutile pour trouver la porte.
Beaucoup de personnes lisent ce texte en pensant qu’il parle d’homosexualité. Mais en regardant de près, on voit que ce n’est pas une histoire d’amour ou d’attirance entre personnes du même sexe, mais une scène de violence, de menace et de tentative de viol collectif.
Les hommes de la ville ne savent même pas que ces visiteurs sont des anges. Ils voient des étrangers entrer chez Lot, et veulent les humilier publiquement.
» Fais-les sortir, pour que nous les connaissions. »
Le « connaissions » ici vient du mot hébreu « yada » (יָדַע).
Que signifie yada ?
C’est un mot très courant dans la Bible, qui apparaît plus de 900 fois. Il signifie le plus souvent connaître, apprendre à connaître, être informé, ou reconnaître quelqu’un. Dans certains cas, il signifie avoir des relations sexuelles, mais uniquement dans un contexte intime et consensuel (par exemple : » Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut » Dans Genèse 4:1).
Mais ici, il ne s’agit pas d’un contexte de relation intime, encore moins d’un désir sincère : les hommes veulent agresser, humilier, soumettre par la force.
C’est pourquoi Lot dit immédiatement : « Ne faites pas le mal ! » v.7.
L’intention ici n’est pas sexuelle au sens d’amour ou d’orientation, mais criminelle.
C’est une tentative de violation publique pour dire : » Ces étrangers ne sont pas les bienvenus. «
Dans l’Antiquité, notamment au Proche-Orient, violer un homme était une façon de le rabaisser, de lui retirer sa dignité, de montrer sa domination.
Ce n’était pas une expression d’homosexualité, mais une arme de pouvoir et de terreur. Lot, dans sa culture patriarcale, va jusqu’à proposer ses deux filles vierges pour protéger les étrangers. Ce geste aujourd’hui nous choque à juste titre , mais il montre que l’hospitalité était sacrée dans cette époque.
Ce que Lot essaie de faire, c’est éviter une attaque qui aurait été perçue comme une abomination : l’humiliation sexuelle d’invités.
A retenir
- Le mot yada ne signifie pas automatiquement une relation sexuelle, et certainement pas une orientation homosexuelle.
- L’histoire raconte une violence collective, pas une relation entre hommes consentants.
- Le péché de Sodome ici est la tentative de viol, le mépris des étrangers, le non-respect de l’hospitalité.
Quand beaucoup de pasteurs parlent de Sodome et Gomorrhe, ils se précipitent sur le récit de Genèse 19 pour y voir une condamnation de l’homosexualité. Mais ils ignorent ou passent sous silence un passage pourtant fondamental de la Bible : Ézéchiel 16:49-50. Ce texte, écrit bien après la destruction de Sodome, explique avec clarté les péchés réels que Dieu reproche à cette ville.
Pourquoi Dieu détruit-il Sodome ?
Le véritable acte d’accusation contre Sodome vient de Ézéchiel 16:49-50
49 Voici quel a été le crime de Sodome, ta soeur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent.50 Elles sont devenues hautaines, et elles ont commis des abominations devant moi. Je les ai fait disparaître, quand j’ai vu cela.
Ce que dit vraiment le texte, mot par mot :
- » Orgueil » En hébreu, ga’on (גָּאוֹן) signifie l’arrogance, la fierté excessive. Sodome se croyait supérieure aux autres.
- « Vie dans l’abondance » La ville était prospère, riche, confortable. Mais cette richesse n’a pas servi à aider ceux qui en avaient besoin.
- » Insouciante sécurité » Une société centrée sur elle-même, fermée, indifférente au monde extérieur.
- » Elles n’ont pas secouru le pauvre et l’indigent » Le cœur du péché sodomite, selon Dieu lui-même : l’égoïsme, l’inhospitalité, l’indifférence aux plus faibles.
- » Abominations » Le mot hébreu utilisé ici est to‘ebah (תּוֹעֵבָה), qui désigne tout comportement injuste ou idolâtre, et pas uniquement des actes sexuels. Dans d’autres passages bibliques, ce mot désigne aussi l’injustice, le vol, le faux témoignage, ou encore l’oppression des plus faibles (voir Proverbes 6:16-19).
Les pasteurs et prédicateurs qui ne parlent que d’homosexualité quand ils évoquent Sodome commettent une réduction dangereuse et injuste du message biblique. Ils détournent les fidèles de la véritable leçon morale de l’histoire :
Dieu condamne surtout l’égoïsme, la violence sociale, le refus d’aider les vulnérables.
La ville a été punie pour avoir laissé la pauvreté s’installer, pour avoir traité les étrangers avec mépris, pour avoir glorifié la force, la domination, et l’exclusion.
Les discours homophobes qui s’appuient sur Sodome trahissent l’esprit même de l’Évangile. Jésus lui-même n’a jamais mentionné Sodome en lien avec l’homosexualité. Mais il a sans cesse défendu les exclus, ceux que la société religieuse rejetait. Il a prêché la miséricorde, l’amour du prochain, et la justice.
Alors, au lieu d’utiliser la Bible pour condamner, pourquoi ne pas s’en inspirer pour aimer et accueillir ?
Dieu n’est pas la haine, Dieu est justice et compassion.
Que disent les théologiens ?
Depuis des siècles, beaucoup de prédicateurs affirment que Sodome a été détruite à cause de l’homosexualité. Pourtant, en étudiant les textes bibliques dans leur langue d’origine (l’hébreu) et dans leur contexte culturel, de nombreux théologiens et exégètes (spécialistes de l’interprétation des Écritures) ne partagent pas cette lecture simpliste.
Voici ce qu’ils expliquent :
1. Le texte de Genèse 19 : une histoire de viol collectif, pas d’amour entre personnes de même sexe
Le passage de Genèse 19 raconte l’arrivée de deux anges à Sodome. Lot, le neveu d’Abraham, les accueille chez lui. Mais les hommes de la ville viennent frapper à sa porte pour exiger :
Genèse 19:5
« Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions. »
Le mot « connaître » ici est en hébreu : yada (יָדַע)
Ce mot peut vouloir dire simplement “faire connaissance”, mais dans certains contextes, il signifie avoir des relations sexuelles (comme en Genèse 4:1 : » Adam connut Ève, sa femme « ).
Mais ici, le contexte est violent et collectif. Ce n’est pas une question d’amour ou de relation libre entre deux adultes consentants. Il s’agit d’un viol collectif et d’une tentative d’humiliation, comme cela se faisait dans certaines cultures anciennes pour dominer un étranger.
Ce que disent les théologiens :
- Le péché de Sodome n’est pas l’homosexualité, mais le viol, l’inhospitalité et la cruauté envers les étrangers.
- Ce genre de violence sexuelle était un acte de pouvoir, pas de désir (voir aussi Juges 19, où un viol collectif est dirigé contre une femme et où l’hospitalité est également violée).
2. Le prophète Ézéchiel, dans la Bible, donne une explication sociale claire
Comme vu plus haut :
Ézéchiel 16:49-50
« Voici quel a été le crime de Sodome … : orgueil, excès de nourriture, insouciance, et elle ne soutenait pas les pauvres et les indigents. »
Ce passage ne mentionne aucune orientation sexuelle, mais la violence sociale, l’égoïsme, l’abus de pouvoir. Et c’est Dieu lui-même qui parle ici.
Ce que disent les théologiens :
- Le prophète Ézéchiel interprète le péché de Sodome comme un péché social et économique, pas sexuel.
- Certains affirment même que ce passage est plus important que Genèse 19 car il s’agit d’une explication divine, postérieure aux faits.
3. Jésus lui-même ne parle jamais d’homosexualité à propos de Sodome
Dans Matthieu 10:14-15, Jésus dit à ses disciples :
14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.
Ce que disent les théologiens :
- Jésus associe Sodome à l’inhospitalité, au rejet de la parole, pas à l’homosexualité.
- S’il avait voulu faire un avertissement contre les relations entre personnes du même sexe, il l’aurait fait clairement.
4. Les chercheurs contemporains
Des spécialistes bibliques reconnus à l’international ont apporté de nombreuses analyses :
- John Boswell, historien médiéval, professeur à Yale, écrit dans Christianity, Social Tolerance, and Homosexuality (1980) : » La tradition chrétienne a déformé l’histoire de Sodome pour en faire un outil de haine contre les homosexuels, alors que les textes bibliques parlent surtout d’inhospitalité et de violence. «
- Dale B. Martin, professeur de Nouveau Testament à Yale, souligne que : » La condamnation de l’homosexualité dans la Bible est liée au contexte culturel et patriarcal, pas à une morale universelle. «
- Phyllis Trible, théologienne féministe, affirme que : « Sodome est un symbole de la violence masculine et de la négation de l’hospitalité sacrée. «
Dire que Sodome a été détruite uniquement à cause de l’homosexualité, c’est faire dire à la Bible ce qu’elle ne dit pas.
Les textes parlent de viol, de domination, de rejet de l’étranger, de mépris des pauvres.
C’est ce que les prophètes dénoncent, ce que Jésus rappelle, et ce que de nombreux théologiens aujourd’hui reconnaissent.
Il est temps de lire la Bible avec attention, et non plus comme un prétexte à l’exclusion ou à la haine.
Pourquoi est-ce grave ?
Réduire le récit de Sodome et Gomorrhe à une condamnation de l’homosexualité n’est pas simplement une erreur théologique. En République Démocratique du Congo (RDC), cela a des effets sociaux, humains, spirituels et politiques extrêmement graves. Voici pourquoi :
1. Cela alimente la haine et la persécution
En interprétant Sodome comme une condamnation des personnes homosexuelles, des pasteurs,prédicateurs contribuent directement à la stigmatisation des personnes LGBTQ+.
- Ces sermons sont souvent diffusés à grande échelle, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux.
- Ils sont repris comme justification morale par des politiciens ou des militants homophobes.
- Cela crée un climat de peur, de violence et d’exclusion.
Résultat en RDC :
- Les lesbiennes, gays, bisexuels et trans sont chassés de chez eux, agressés, exclus de l’école ou du travail.
- Certains sont violés, arrêtés, ou soumis à des thérapies de conversion brutales, parfois par leur propre famille.
- Des jeunes se suicident, convaincus qu’ils sont des “abominations” aux yeux de Dieu.
2. Cela détourne les chrétiens du vrai message de l’Évangile
Jésus-Christ a enseigné l’amour du prochain, la miséricorde, le pardon, la justice pour les opprimés. Mais à cause de cette mauvaise lecture de Genèse 19 :
- On enseigne que l’exclusion et la haine sont des vertus chrétiennes.
- On encourage à rejeter les plus vulnérables au lieu de les accueillir.
- On oublie les vrais péchés dénoncés dans Ézéchiel 16 : l’orgueil, l’indifférence envers les pauvres, le manque d’hospitalité.
Pendant que les églises condamnent l’homosexualité, elles restent silencieuses sur :
- La corruption massive,
- Les violences sexuelles faites aux femmes,
- La pauvreté extrême,
- L’exploitation des enfants,
- L’injustice sociale…
Cette déviation du message biblique crée une Église hypocrite, sélective dans sa morale, plus prompte à juger qu’à sauver.
3. Cela sert de prétexte à des lois liberticides
En RDC, plusieurs responsables politiques, comme Constant Mutamba, tentent d’introduire des lois qui criminalisent l’homosexualité. Et quelle est leur justification principale ?
Notre « culture » et la Bible. En particulier, l’histoire de Sodome et Gomorrhe.
Mais lorsqu’une loi s’appuie sur une mauvaise lecture d’un texte sacré, cela devient :
- Une instrumentalisation religieuse du droit,
- Une atteinte aux droits humains fondamentaux,
- Une menace pour les minorités LGBTQ+.
4. Cela crée une société de peur, d’hypocrisie et de double vie
Quand l’homosexualité est diabolisée à tort, cela pousse des milliers de Congolais à :
- Cacher leur identité, vivre dans le mensonge, dans la peur constante d’être « découvert « .
- Se marier de force pour paraître « normaux », entraînant de grandes souffrances pour eux et leur partenaire.
- Perdre la foi, car on leur fait croire qu’ils sont maudits ou condamnés par Dieu.
Cette situation empêche des citoyens intègres, brillants, sensibles, croyants de vivre librement et dignement dans leur propre pays.
5. Cela donne une image fausse de l’Afrique et de la RDC
Certains affirment que l’homosexualité est “contre nature africaine”, “importée de l’Occident”. Pourtant :
- Les relations entre personnes de même sexe ont existé dans plusieurs sociétés africaines traditionnelles, souvent sans être diabolisées.
- Ce sont en réalité les interprétations coloniales de la Bible, importées par des missionnaires européens, qui ont introduit l’idée d’une homosexualité « contre nature ».
En utilisant mal la Bible, la RDC rejette ses propres enfants et s’éloigne de sa richesse culturelle et spirituelle.
Lire la Bible avec rigueur, honnêteté et amour, c’est un devoir moral et spirituel. S’appuyer sur une mauvaise lecture pour justifier la haine met des vies en danger et abîme le témoignage de l’Évangile.
La vraie foi ne rejette pas. Elle éclaire. Elle libère. Elle aime.
Et si on revenait à l’essentiel ?
Dans tout ce tumulte de débats sur l’homosexualité, les versets bibliques mal compris, les lois punitives, les peurs collectives, une question fondamentale mérite d’être posée : où est passé l’essentiel ?
Où est l’amour, où est la justice, où est la vérité du Christ ?
Il est temps de remettre les pendules à l’heure spirituellement.
1. Dieu est amour, pas haine
L’Évangile selon Jean nous rappelle :
« Dieu est amour. Celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. »
(1 Jean 4:16)
Ce n’est pas l’homosexualité que Jésus est venu combattre.
Il n’a jamais prononcé une seule parole de condamnation envers les personnes LGBTQ+.
Mais il s’est élevé contre l’hypocrisie religieuse, contre ceux qui écrasaient les faibles en se croyant saints.
L’essentiel, c’est l’amour du prochain, la compassion, l’écoute, la miséricorde.
Et pourtant, combien de chrétiens aujourd’hui se comportent avec cruauté et arrogance envers des gens qu’ils ne comprennent même pas ?
2. Aimer, ce n’est pas juger. C’est accueillir
Quand Jésus croise la femme adultère, il ne dit pas : “Loi de Moïse, donc lapidation.”
Il dit :
« Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »
(Jean 8:7)
Et ensuite, il lui parle avec douceur, il la relève.
Pourquoi ne ferions-nous pas de même aujourd’hui avec les personnes homosexuelles ?
Pourquoi les rejeter, les insulter, les exclure de nos églises, de nos familles, de notre société ?
L’essentiel, c’est de voir la personne humaine avant l’étiquette.
C’est de se rappeler que chaque être humain est une créature de Dieu, avec une dignité, une histoire, un cœur qui bat.
3. L’Église est un refuge, pas un tribunal
Beaucoup de jeunes LGBTQ+ en RDC ne vont plus à l’église. Pourquoi ?
Parce qu’ils y sont traités comme des démons à exorciser.
Parce qu’ils y entendent que leur existence est une abomination.
Parce qu’on leur dit qu’ils ne peuvent pas aimer et croire en même temps.
Mais l’essentiel, c’est que l’Église doit être un lieu d’accueil, de consolation, de guérison.
Un lieu où chacun peut rencontrer Dieu sans peur.
Pas une machine à briser les âmes.
4. L’essentiel, c’est de dénoncer la vraie injustice
Pendant qu’on débat sans fin de la sexualité des autres, les vrais scandales spirituels sont négligés :
- L’enrichissement illicite de certains pasteurs,
- Les abus spirituels et sexuels commis dans certaines églises,
- L’oubli total des pauvres, des veuves, des orphelins,
- L’hypocrisie morale qui permet à certains d’exister dans la débauche en privé tout en prêchant la sainteté en public.
Revenir à l’essentiel, c’est refuser de se laisser distraire par des débats qui masquent l’injustice réelle.
C’est remettre l’humain au centre.
5. Le vrai combat, c’est pour la dignité et la paix
Les personnes LGBTQ+ congolaises ne cherchent pas à changer la Bible.
Elles ne cherchent pas à « imposer leur mode de vie » à quiconque.
Elles veulent simplement :
- Ne plus avoir peur de vivre.
- Pouvoir aimer sans se cacher.
- Être protégées de la violence, de l’humiliation, des persécutions.
- Pouvoir croire, prier, et exister pleinement dans leur pays.
Et si on revenait à l’essentiel, on comprendrait que ces demandes ne sont pas scandaleuses.
Ce sont des droits humains. Ce sont aussi des valeurs chrétiennes.
Revenir à l’essentiel, c’est revenir à Jésus.
Ce n’est pas la lettre de la Loi qui sauve. C’est l’Esprit de l’amour.
Ce n’est pas la rigueur dogmatique qui guérit. C’est la grâce.
Ce n’est pas la peur de la différence qui unit. C’est la tendresse.
Alors, Église du Christ, peuple de RDC, pasteurs, députés, croyants :
Et si on revenait à l’essentiel ?
Et si on regardait autrement ?
Pendant trop longtemps, le nom de Sodome a été utilisé comme une arme, et non comme une leçon.
On l’a réduit à une caricature, détournée pour justifier la peur, la haine, et l’exclusion des personnes homosexuelles.
Mais lorsque l’on prend le temps de lire la Bible avec rigueur, avec honnêteté, avec cœur, on découvre une autre vérité.
Sodome n’a pas été détruite à cause de l’homosexualité.
Elle l’a été à cause de l’orgueil, de l’inhumanité, de l’égoïsme et de la violence.
Et si cette histoire devait nous enseigner quelque chose aujourd’hui, ce serait ceci :
Attention aux sociétés qui méprisent les faibles.
Attention aux peuples qui refusent d’accueillir, de partager, de respecter.
Attention aux nations qui ferment les yeux sur la souffrance des autres.
En RDC, que faisons-nous aujourd’hui ?
Des jeunes femmes et hommes sont insultés, battus, exorcisés, chassés, violés, parfois tués, pour ce qu’ils sont.
Et au lieu de les protéger, nos lois les condamnent.
Au lieu de les comprendre, nos pasteurs les diabolisent.
Au lieu de leur tendre la main, la société les piétine.
Tout cela, au nom de Dieu.
Mais quel Dieu ?
Le Dieu qui justifie la haine ?
Ou le Dieu de Jésus-Christ, celui qui pardonne, accueille, console, relève ?
Il est temps de changer de regard
Nous ne cherchons pas à imposer une autre loi.
Nous demandons simplement l’abrogation de la loi injuste qui nous criminalise.
Nous ne cherchons pas à changer la foi des autres.
Nous demandons simplement le droit de vivre, d’aimer, et de prier sans peur. NON aux délivrances
Nous ne voulons pas transformer la culture congolaise.
Nous voulons rappeler qu’elle a toujours eu une richesse, une diversité, un esprit communautaire que la haine détruit.
Que chacun retrouve son humanité
Députés, pasteurs, croyants, citoyens :Ce combat n’est pas un débat théologique.
C’est une urgence humaine. Nous sommes vos sœurs, vos enfants, vos cousines, vos voisines. Nous ne sommes pas des démons. Nous sommes des Congolaises.
Et nous méritons le respect, la protection, et la dignité.
Le dernier mot à Jésus
« Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. »
(Matthieu 25:40)
Et si l’essentiel était là ?
Aimer.
Juste aimer.
Tu vas aller en enfer je te jure
Ne tord pas la bible , ne retourne pas la sainte bible de ton côté pour argumenter tes insanités, l’homosexualité est une abomination
Reprend toi et repent toi
C’est triste vraiment 😭😭😭
Je ne comprends pas. Une fille congolaise qui se met à faire la promotion de l’homosexualité.
Ça ne passera pas ici chez nous en RDC.. Aimée KYEMBE,
Nous allons distribuer ton nom et ta photo partout au Congo, dès que tu es denichée, tu seras lapidée.
Je suis un leader d’opinion, nous allons sensiliser tous les jeunes pour te rechercher partout.
Tu veux abîmer la société congolaise avec tes publications sur les lesbiennes. Nous n’allons pas te laisser depraver nos valeurs culturelles et morales, nos bonnes moeurs. La justice congolaise fait des investigations sur toi, une fois qu’on va te retrouver, tu seras jugée et condamnée.
Notre législation ne protège pas les homosexuels. Surtout toi qui fais une campagne de sensibilisation sur lesbiennes.
Toi tu seras lynchée
Pas question des lesbiennes.
Madame Aimée KYEMBE, Dieu a créé l’homme et la femme.
Il est écrit que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux formeront une seule chaire.
Toi tu veux corriger Dieu. Les pays occidentaux et autres ont leurs cultures.
Ils sont des immoraux, nous on ne peut pas gober leur déviation.
Nous allons rester conformes aux Saintes écritures.
Je pense que tu es possédée, il faut voir un serviteur de Dieu pour une délivrance.
Je sais aussi que même tes parents ne sont pas au courant.
Car aucun parent sérieux, digne ne peut tolérer que sa fille se livre à faire la propagande des homosexuels.
Que Dieu te delibre de cette possession.
Nous devons maintenant vous enfoncer des bâtons dans le vagin puisque vous ne savez pas comment vous en servir.
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi le gouvernement congolais ne supprime pas ça ! Je vois qu’elle essaie d’inciter la jeune génération, devenue crédule, hein, zambe ?
Nous ne te laisserons pas vivante aimée kyembe. Tes publications obscènes sont très dangereuses. Elles incitent les autres filles à devenir lesbiennes. Ta tête est déjà mise à prix.
Ose mettre tes pieds au pays on fera de ta vie sodome et Gomorrhe
Yoza vraiment nyama , toko boma yo na systeme ya ba kulula yo yebi j’espère !
Connard va te faire enculée espèce d’idiot